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« Vera Icona, c’est l’envie, l’espace d’un instant, de faire revivre ma mère, Véronique.

C’est l’envie absolue, de la rencontrer une dernière fois.

C’est une obsession primale et naïve qui prend forme dans une expérience particulière. »

 

Point de départ

 

 

 

 

Vera Icona est un film dont l’intention est de faire revivre celle qui m’a donné la vie et que j’ai très peu connu. C’est l’envie d’une rencontre ultime à travers une recherche cinématographique expérimentale.

 

Comment faire pour recréer le lien maternel et s’imprégner de la douce présence d’une mère, l’espace d’un instant ? Comment dépasser les non-dits quand une personne n’est plus là ?

 

La première pensée qui m’est venue en tête pour initier une telle rencontre et faire émerger ce lien si particulier, est de trouver et d'interviewer une série de femmes qui partagent avec ma mère des critères fondamentaux tels que le prénom, la date de naissance ou surtout la ressemblance au visage en faisant participer des sosies. Ce point de départ constitue là, les prémices d’un cadre qui me permet de me lancer dans une expérience particulière.

 

Rapidement la question du contenu est apparue: « comment faire parler de parfaites inconnues sur un sujet intime pour en faire ressortir un contenu pertinent et fidèle aux intentions ? ». Après quelques semaines de recherche et à ma plus grande surprise, j’ai découvert qu’il existe une technique de jeu de rôle efficace – la constellation familiale - qui permet, entre autre, de répondre à cette contrainte de manière idéale. En accompagnant Vera Icona de cette technique, je compte faire émerger un contenu inédit, inattendu, et touchant.

 

Cette technique de jeu de rôle constitue le fond, la base, le liant, à un questionnement complémentaire qui est celui de l’Archive. En effet : « Que puis-je tirer d’une image vieillie dont je ne connais pas le contexte ? Puis-je me fier à elle ? ». Ces questions débouchent sur une volonté de remanier l’Archive dans une mise en forme originale. En fait, je ne dispose que de très peu d’images d’archives filmées de ma mère et celles-ci ne sont pas forcément révélatrices de qui elle est (était). J’ai donc cette envie de recréer du mouvement à partir d’images statiques (photos) tout en faisant revivre son apparence de manière artificielle. C’est une manière de focaliser l’attention sur l’expérience du film et d’amener l’Archive dans une nouvelle signification ; symbolique et provocatrice. Je veux confronter les profondeurs de l’intime à la superficialité de l’image.

 

 

En réalité, je ressens ce film comme une expérience sociale, qui part d’un besoin élémentaire pour aboutir à une rencontre universelle. C’est une projection mentale qui s'incarne dans le réel de la vie, avec tout ce que cela comporte d'accidentel et d’imprévu. C’est une expérience de vie, tout simplement.

 

Faire ce film, c’est sûrement faire le deuil de la personne défunte, mais aussi et surtout des souvenirs, devenu désuets au fil des années. Le film permet donc d’actualiser le Souvenir en créant une situation nouvelle, plus vivante, plus riche que celle d’une pensée ou d’une archive figée. Il me permet de comprendre qui je suis et d’où je viens, non pas à travers la somme des événements mais à travers l’expérience d’une recherche.

 

À travers les femmes interviewées, je souhaite donc retrouver des émotions, des sensations, des vibrations qui, au-delà du simple souvenir, pourraient créer la surprise et reconstruire une image actualisée, ce que pourrait être l’image vraie de Véronique. (Le prénom de Véronique vient du latin « Vera Icona », qui veut dire l’image vraie). Dans la fabrication du documentaire, l’aspect performatif, visuel du film, ainsi que son modus operandi questionnent à la fois le fond mais aussi la forme. C’est une démarche très personnelle qui s’ouvre inévitablement sur un inconnu riche de potentialités.

 

Aurian de Wouters

 

 

 

REALISATION

Le documentaire, créée à partir du questionnement de l’archive, se base sur les interventions des mères interviewées (les « Véronique ») dont les voix courent sur tout le film.

 

Deux trames narratives se répondent l'une à l'autre. La première, incarnée par ma voix (voix-off de l’auteur) amène une réflexion liée au manque laissé par la mort d'une mère et l’incompréhension que cela soulève. La deuxième trame, crée la présence de la mère défunte, de la mère universelle. Elle répond, via les mères interviewées, aux questions intérieures de l’auteur tout au long des séquences animées.

 

Le dialogue s'effectue à plusieurs niveaux. De l'auteur vis à vis de son histoire. De l'auteur vis à vis des personnes interviewées et vice-versa. Et de l'auteur vis à vis du spectateur qui, grâce à la forme et au fond, se voit fortement impliqué.

 

 

APPROCHE VISUELLE

 

Vera Icona joue sur la mise en scène de l’image pour faire émerger un moment de vérité. On imagine facilement qu’une part de fiction est nécessaire à sa mise en œuvre.

 

 

Cependant, Vera Icona documente une réalité.  Non pas celle d'un souvenir, ni même celle d'un fait historique, mais plutôt, celle du manque, d’une incompréhension, d’un adulte qui n’a pas grandi. De plus, un vrai travail de documentation est nécessaire pour trouver les femmes à interviewer selon les critères exposés ci-dessus. Leurs témoignages ne sont pas scénarisés, mais spontanés. Aussi, le film tient compte d'une réalité très intime dans laquelle l’auteur est fortement impliqué. Ces quelques éléments font sans doute pencher Vera Icona du côté du documentaire.

Participation de sosies

 

Quoi de plus étrange et d’interpellant que de voir une série de femmes partageant le même visage que Véronique, ma mère, dans l’espace filmique.  N’est-ce pas une façon de questionner l’identification, l’attachement que l’on fait à un visage ? La participation de sosies dans le film est un élément majeur destiné à élargir le propos de la « simple » biographie .

 

Une archive explosée

 

Pour parler de cette aventure intérieure, je choisis une approche visuelle particulière, car elle ouvre l'univers onirique auquel je suis très attaché. Encore une fois ma démarche n'est pas d'aller chercher un fait historique, mais bien une sensation ou émotion qui ouvrirait les portes du ressenti. C'est en partie au spectateur de co-créer un moment de vérité à travers son implication dans le récit. Pour en comprendre les tenants et aboutissants, il s'imprègne de la scène au-delà de l'image.

 

Comme suggéré plus haut, le film questionne l’Archive en profondeur. L’Archive y est transformée, triturée, éclatée aussi loin qu’elle peut l’être. Elle créée une nouvelle rencontre avec le sens qu’elle propose initialement. Et ce en vue de laisser émerger l’inattendu, l’effet sur le spectateur. Vera Icona ne fait pas confiance à la valeur intrinsèque de l’image que peut fournir une Archive. Car celle-ci est sujette à trop d’interprétations. Et c’est justement cela que Vera Icona va tenter de défaire. Cette déstructuration, dès lors, peut permettre à une nouvelle vérité de jaillir. Celle de l'émotion, du souvenir, de l'imaginaire. Pas seulement pour l'auteur, mais pour le spectateur qui est extérieur au processus de fond et qui s'attache au processus mis en place.

 

Grâce au travail de Claude Lanzmann, j'ai pu apprendre à me méfier d'une Image-Archive trop imprégnante ou trop impressionnante, qui réduirait dans sa seule expression la totalité d'un événement passé ou d'une personne. L'archive et/ou l'image « réelle » brute a quelque chose de réducteur. L'objectif est de trouver une manière adéquate de raviver l'aura d'une personne pour la rendre vivante.

 

Dans toutes les archives que j'ai pu retrouver, il existe seulement cinq petites séquences (très courtes) filmées sur Véronique en Super 8 et une centaine de photos. Sur ces cinq petits films, seulement trois sont exploitables. Ces séquences sont en gros plan et elles forcent Véronique à trouver une consistance face à la caméra. Mal à l'aise ou joueuse, elle enchaîne plusieurs mimiques énigmatiques. La question surgit : « Qui est-elle ? Qui se cache derrière ce visage énigmatique ? »

 

Une Illustration détournée

 

L’illustration est le second pilier de cette approche visuelle. Elle joue le rôle de décentralisation, de relativisation du propos.

 

La première utilisation est de jouer sur l’effet. L’illustration amène le contrepoint à l’ambiance onirique. Bien qu’elle reste cohérente au déroulement de « l’histoire », elle se positionne comme un élément perturbateur. C’est une manière de ramener le spectateur à lui-même pendant un bref instant. C’est un garde-fou qui permet de ne pas se complaire dans un point de vue, dans une seule ambiance.

 

Une façon de faire serait de dévoiler le dispositif en cours en montrant par exemple comment l’archive est triturée, et le mécanisme de la création de l’image. Ce serait une sorte de « making of » venant perturber le cours normal du processus filmique.

 

EQUIPE

AURIAN

MARIE

AUGUSTIN

SARA

Aurian est cadreur-monteur depuis sept ans pour diverses productions. Il a de nombreux films d'entreprises, clips vidéo, courts métrages et documentaires à son actif. Il a également travaillé pour de nombreuses émissions à la RTBF et a été une pièce maîtresse dans la création de MEmovie, une société qui réalise des documentaires biographiques. Société avec qui il collabore régulièrement.

 

Fort de ses expériences, Aurian s’est forgé un savoir faire et des compétences excellentes. Et récemment, il a accompli un Master en réalisation, section écriture, à l’IAD. Aujourd’hui, à côté de son travail de cadreur-monteur, il se lance comme scénariste-réalisateur.

 

En fait, Aurian est d’abord un passionné. Sa seule envie, est d’embrasser du mieux qu’il peut le monde qu’il traverse, de vivre sa passion à fond. Et le moyen qu’il a trouvé est le 7ème art. Ce medium est pour lui, le meilleur moyen de voyager, d’exprimer ses idées et sa vision de la vie. Il adore explorer la « matière film » pour en dégager une originalité, en comprendre une nouvelle fonction ou réalité.

 

Sa sensibilité, sa curiosité, son optimisme et sa créativité font de lui un conteur très original. Aujourd’hui, après une période de maturation nécessaire, il passe à l’action pour porter à l’écran, les nombreux projets qu’il a écrit, dont fait partir Vera Icona.

 

Après des études d'arts du spectacle à Berlin et à Metz, Marie-Sophie rejoint l'Université Libre de Bruxelles, où elle obtient un Master en Gestion culturelle en 2008.

 

Grâce à des expériences acquises lors de stages au sein d'une société de production documentaire et de festival cinéma, elle intègre très rapidement Saga Film, une société de production historique dans le paysage cinématographique belge, qui clôture alors les coproductions "Within the Whirlwind" de Marleen Gorris (oscar du meilleur film étranger en 1995 pour "Antonia's line") et "Julia" d'Erick Zonca. Très rapidement, les responsabilités endossées dépassent le poste d'assistante de production qu'elle occupe et deux ans plus tard elle est chargée officiellement du développement des projets, acquérant par là une expertise du développement, de la production et de la coproduction.

 

Riche de cette expérience et avec la volonté d'évoluer vers une position de productrice indépendante, Marie-Sophie intègre la formation de l'Atelier Ludwigsburg-Paris de la Fémis. Cette année lui servira à étendre considérablement son réseau professionnel et à produire le court-

métrage "Lifelong" de Liv Scharbatke (HD, durée 9min, budget total: 60.000€) qui a été présenté en avant-première au festival de San Sébastian et a fait l'objet d'une diffusion sur ARTE en février.

 

Depuis lors, elle développe plusieurs projets de longs métrages et elle travaille à la création de sa propre structure : Mérovée Film Production.

Augustin de Bellefroid studied physical geography at the Université Libre de Bruxelles (ULB), and multidisciplinary live composing. These two have in common the need to observe and innovate. They led Augustin to build his carrier as a live composer and entrepreneur.

 

Augustin de Bellefroid is the founder and artistic director of Matters Collective, a multidisciplinary platform working in the field of instant composing, with music, dance, theatre and visual arts. The collective's research is dedicated to the development of communication systems that allows a conductor­composer to create a piece in realtime.

 

Augustin's work is strongly inspired by the live composing sign languages created by Walter Thompson (Soundpainting, US), John Zorn (Cobra, US) and Santiago Vazquez (Rhythm with Signs, AR).

 

Life composing. "Tell me who you are, and that is going to be the start of the composition". Multidisciplinary live composing is collaborative and political, as it implies a horizontal way of decision process, and gives people the chance to create together.

 

 

 

Diplômée de l’Institut des Hautes Etudes des Communications Sociales (IHECS) de Bruxelles (Bachelor en Communication) et de l’Université des Beaux-Arts de Grenade (Master en Art et Education), Sara Benbrahim a un parcours pluriel et international.

 

Elle a développé des activités culturelles pour le jeune public de la Cinémathèque de Tanger, a travaillé en tant que guide au Musée de l’Andalousie de Grenade, et en tant qu’assistante en communication sur des projets documentaires.

 

La photographie est sa passion. Elle travaille sur la thématique de l’anonymat et du rapport au corps. Son travail a été distingué et exposé à plusieurs reprises.

 

Sara a évolué dans un environnement multiculturel, multilinguistique, et très ouvert sur le dialogue avec l’autre. Cette expérience personnelle fait d’elle une personne qui crée des liens et facilite la compréhension mutuelle entre les peuples et les gens.

Le projet Vera Icona recherche activement des femmes Sosies :

(Contactez nous si vous pensez avoir trouvé un )

Des femmes nées le 23 avril 1954

ET/OU

 

Des femmes portant le prénom de Véronique ou Veronica

ET Surtout

Des femmes dont le visage ressemble fortement à celui ci:

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Vera Icona a besoin de de vous !

 

Si comme d'autres vous pensez que ce projet mérite de voir le jour et d'être soutenu dans sa démarche, n'hésitez pas à contribuer au projet. Pour chaque contribution, une contrepartie est offerte.

 

Un grand merci pour le soutien déjà octroyé par

Et les 84 kissbankers qui ont financé une magnifique collecte

Aurian de Wouters

Email : aurian@vera-icona.net

Tel : +32(0)485473723

Toutes vos remarques, idées, suggestions et remarques sont les bienvenues.

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CASTING ! (Eng Below)Dans le cadre du tournage de Vera Icona, nous recherchons:- Des sosies féminins entre 20 et 40...

Posted by VERA ICONA on vendredi 10 avril 2015

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